LES DROITS DE L'HOMME
Le combat pour les droits de l'homme
est plus que jamais,
en France et dans le reste du monde,
"la seule querelle qui vaille".
Mais l'expérience n'a cessé de le rappeler:
il y a loin de la proclamation des droits,
si solennelle soit elle,
à leur application effective.
le
contexte
La déclaration universelle de 1948
est le fruit de la convergence
de tous les esprits égalitaires
de par le monde,
mais elle a également été,
à son tour, la source fondamentale
de différentes législations
sur les Droits de l'homme.
Le contexte de la proclamation de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Au lendemain des atrocités de la Seconde Guerre mondiale et pour
la première fois dans l'histoire, les nations du monde entier se
rassemblent à l'automne 1948 à Paris pour proclamer solennellement
la dignité de tous les membres de la famille humaine, quels qu'ils soient
et où qu'ils se trouvent. C'est ainsi qu'est adoptée la Déclaration
universelle des Droits de l'Homme par l'assemblée générale des Nations
Unies réunie à Chaillot le 10 décembre 1948.
Dès 1945, la charte des Nations unies adoptée à San-Francisco a
ouvert la voie à cet événement historique en affirmant sa "foi
dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de
la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes,
ainsi que des nations grandes et petites". En 1948, le progrès
décisif consiste à s'accorder sur le contenu de ces droits
fondamentaux : ceux-ci sont non seulement des droits civils et
politique, mais aussi économiques, sociaux et culturels ; pour la
première fois dans l'histoire, les Nations s'accordent à les proclamer
universels et indivisibles. Ce sont, pour reprendre l'expression de René
Cassin les nouvelles "tables de la loi humaines".
Les conditions de l'élaboration du texte reflètent la diversité
de ses sources d'inspiration. La Commission des Droits de l'Homme des
Nations Unies est présidée par Mme Roosevelt, la veuve de l'ancien
président des Etats-Unis. Elle comporte 18 Etats - avec des
personnalités telles que René Cassin (prix Nobel de la paix en 1968 et
dont les cendres reposent depuis 1987 au Panthéon), Charles Malik
(Liban), Le Dr Chang (Chine), Mme Anita Figueroa (Chili). Le comité de
rédaction comprend 8 Etats : Australie, Chili, Chine, Etats-Unis,
France, Liban, Royaume Uni, Union soviétique. Il bénéficie des travaux
préparatoires et du concours actif du Secrétariat des Nations Unies avec
en particulier les travaux du professeur Humphrey. Après des débats
prolongés et passionnés, le texte définitif de la Déclaration est
adopté par le vote favorable de 48 nations, 8 abstentions et
aucune voix contraire.







